L'YJ-83K (connu aussi sous la désignation C-802AK ou CSS-N-8 "Saccade" par l'Otan) est la version d'exportation dégradée du missile anti-navire chinois C801 (YJ-8).

Contrairement à son prédécesseur, le C-802 peut utiliser des points de navigation.  
Lorsque le missile est mis à feu, l'accélérateur à poudre (booster) du missile accélère ce dernier à une vitesse de Mach 0,9, une fois entièrement consumé, il se détache du reste du corps du missile et le turboréacteur prend le relais. Contrôlé par son système de pilote automatique à plateforme inertielle et par son radioaltimètre, le missile vole à une vitesse de croisière de Mach 0,9 et réduit son altitude jusqu'à une valeur comprise entre 10 et 20 m de la surface, en fonction de l'état de la mer.
Lorsqu'il entre dans sa phase de vol terminale, le missile active et bascule sur son radar actif pour chercher sa cible. Arrivé à seulement quelques kilomètres de celle-ci, son altitude descend à 3 ou 5 m de la surface de l'eau. Il se peut que le missile tente de manœuvrer pendant sa phase de vol terminale, afin de devenir une cible réellement difficile à engager pour les systèmes de défense embarqués des navires visés. Juste avant l'impact, le missile plonge pour atteindre la coque du navire exactement au niveau de sa ligne de flottaison, dans le but d'infliger un maximum de dégâts.

Alors que le guidage de fin de vol est assuré par le radar, le guidage de vol de croisière est assuré par un système de navigation inertielle. Durant cette phase, le missile est également assisté d'un radioaltimètre, lui permettant de voler très près de la surface de l'eau avec une grande précision. Le radar de phase terminale est de type mono-pulse et est doté de grandes capacités anti-brouillage.